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Alors que les Européens cherchent à renforcer leur défense, le sommet de l'OTAN à Ankara s'annonce tendu face aux critiques persistantes de Donald Trump envers l'Alliance.

Le sommet de l’OTAN qui s’ouvre ce mardi à Ankara est l’occasion pour les Européens de réaffirmer leur engagement, tout en tentant de désamorcer les tensions avec les États-Unis. Malgré les appels à une plus grande autonomie stratégique européenne et une volonté affichée d’assumer une responsabilité croissante dans leur défense, l’ombre de Donald Trump plane sur la rencontre. Le président américain, connu pour ses positions critiques envers l’Alliance atlantique, continue de dénoncer une organisation qu’il juge « non réciproque ».

Les mois précédents ont été marqués par des attaques virulentes de Donald Trump, qualifiant l’OTAN de « tigre de papier » et reprochant aux Européens leur manque d’engagement, notamment lors de son offensive en Iran. Ces déclarations avaient semé le doute quant à la cohésion de l’alliance et la pérennité du soutien américain. Malgré les espoirs d’apaisement après le G7 d’Évian, le président américain a récemment réitéré ses griefs, ravivant les inquiétudes avant le rendez-vous turc.

Face à cette situation, les dirigeants européens adoptent une posture prudente. Ils misent notamment sur la relation personnelle entre Donald Trump et le président turc, Recep Tayyip Erdogan, pour éviter un nouvel esclandre. Il est d’ailleurs rapporté que Donald Trump n’aurait pas fait le déplacement si le sommet avait été organisé ailleurs qu’en Turquie, soulignant l’importance de cette relation bilatérale dans le contexte actuel. L’enjeu est de taille : il s’agit pour les pays européens de conjurer le danger d’un abandon américain, tout en œuvrant à une plus grande cohérence de leur propre défense.