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La vigilance rouge canicule prend fin en France ce lundi après une vague de chaleur historique, laissant place à des orages. Le gouvernement fait face à des accusations d'«incompétence» et d'«inaction» alors que le bilan sanitaire s'annonce lourd, avec déjà un millier de décès supplémentaires. Une cellule interministérielle de crise se réunit pour évaluer la situation et anticiper les défis futurs.

La France respire après une vague de chaleur historique : la vigilance rouge canicule est levée ce lundi, marquant la fin de l’épisode le plus intense jamais enregistré dans le pays. Cependant, 22 départements restent en vigilance orange canicule et 19 autres sont en alerte orange pour des orages parfois violents. Dimanche soir, Météo-France a signalé des orages «sévères» sur le piémont pyrénéen, avec des pluies intenses et des grêlons, ainsi que dans le Puy-de-Dôme. Ces intempéries ont entraîné l’annulation de festivals et des perturbations sur le réseau Transilien dans les Yvelines.

Le bilan sanitaire de cette canicule est préoccupant. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime à plus de 1300 le nombre de décès en Europe. En France, Santé publique France recense déjà «environ 1000 décès supplémentaires» depuis mercredi, un chiffre qui pourrait malheureusement s’alourdir. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a fait état d’une augmentation de 20% des interventions des secours. L’AP-HP a noté une activité «exceptionnellement élevée» aux urgences, malgré une légère baisse des passages et des appels au Samu par rapport à la veille.

Face à cette situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu présidera une nouvelle cellule interministérielle de crise ce lundi en fin d’après-midi. L’objectif est de dresser un «bilan» et un «retour d’expérience» de cet épisode caniculaire, tout en anticipant de «nouveaux épisodes» potentiellement intenses début juillet. Le suivi des impacts sanitaires, sociaux et économiques, notamment sur l’agriculture, sera également à l’ordre du jour. Le gouvernement fait face à de vives critiques de l’opposition, Marine Tondelier (Écologistes) et Clémence Guetté (LFI) dénonçant une «incompétence» et une «impréparation». Laurent Nuñez a répliqué en affirmant que le gouvernement était «préparé».