French-political-rally-1
Le Rassemblement National est en pleine effervescence avant la décision de la cour d'appel le 7 juillet, qui décidera de l'éligibilité de Marine Le Pen et de la candidature à la présidentielle de 2027.

Le Rassemblement National retient son souffle à l’approche du 7 juillet, date à laquelle la cour d’appel rendra sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Cette échéance cruciale pourrait déterminer qui, de Marine Le Pen ou Jordan Bardella, portera les couleurs du parti à la prochaine élection présidentielle. En effet, Marine Le Pen a déjà indiqué qu’elle cèderait sa place à Jordan Bardella en cas d’inéligibilité confirmée.

L’incertitude judiciaire crée des tensions et des spéculations au sein du RN. Certains parlementaires restent convaincus que Marine Le Pen sera candidate, misant sur une prise en compte plus approfondie des arguments juridiques en appel. D’autres estiment que la succession est déjà actée et qu’il faut préparer Jordan Bardella à endosser le rôle présidentiel.

Malgré les rumeurs et les divergences de sensibilité, notamment sur la question des retraites, les deux figures du parti évitent les pronostics publics. Marine Le Pen affiche un sang-froid, refusant les supputations, tandis que Jordan Bardella ne peut se projeter trop tôt sans nuire à l’unité du parti. Ce silence stratégique vise à maintenir la cohésion interne et à préserver l’image de Marine Le Pen comme candidate naturelle jusqu’au bout.

L’affaire remonte à l’utilisation présumée de fonds du Parlement européen pour rémunérer des assistants qui auraient travaillé pour le parti. En mars 2025, Marine Le Pen avait été condamnée en première instance à une peine incluant une inéligibilité. La décision du 7 juillet dira si cette sanction est confirmée, aménagée ou annulée, et aura des conséquences directes sur l’architecture politique de 2027.