Eric-Zemmour-speech
Éric Zemmour tente de se positionner pour 2027, cherchant un espace entre le bloc central et le RN. Il mise sur un choc identitaire face à Jean-Luc Mélenchon, reléguant d'autres rivaux. Son message radical sur l'identité et l'immigration vise à attirer une partie de l'électorat. Malgré des sondages modestes, il croit en la force de ses idées.

Guillaume Tabard, éditorialiste au Figaro, estime qu’Éric Zemmour est en pleine recherche d’un espace politique viable pour l’élection présidentielle de 2027. Convaincu, comme en 2022, de pouvoir attirer l’électorat des Républicains (LR), qu’il perçoit en déclin, et du Rassemblement National (RN), dont il critique la stratégie, Zemmour persiste dans son approche.

À un an de l’échéance, Éric Zemmour dispose de moins d’atouts qu’il y a cinq ans. La perspective d’une victoire du RN pourrait renforcer le vote utile en faveur de Jordan Bardella ou Marine Le Pen. Cependant, Zemmour considère que le RN fait une erreur en cherchant l’affrontement avec Édouard Philippe, arguant que le clivage entre les blocs « populaire » et « élitaire » n’est pas la matrice pertinente.

Pour le leader de Reconquête, le véritable enjeu réside dans un choc identitaire, opposant la « nouvelle France » défendue par Jean-Luc Mélenchon à la « France éternelle » dont il se veut le gardien. Cette vision place Mélenchon comme son principal adversaire pour 2027, reléguant Emmanuel Macron ou Jordan Bardella au second plan. Ce positionnement vise à polariser le débat sur l’identité et l’immigration. Bien que les sondages de mars 2026 le créditent de 3 à 5 % des intentions de vote, Zemmour mise sur la radicalité de son message pour percer.

Le « zemmourisme » se caractérise par une focalisation intense sur l’identité, l’immigration et la sécurité, des thèmes qu’il juge cruciaux pour l’avenir du pays. Dans ce contexte, il continue de promouvoir ses idées, notamment celles exprimées dans son ouvrage « Le Suicide français », réédité, qui dépeint une France abîmée par une économie fragile, une immigration subie et une éducation en crise.