
Depuis sa victoire éclatante aux élections municipales à Nice, Éric Ciotti, ancien président des Républicains (LR), mène une stratégie audacieuse pour repositionner la droite française. Son parti, l’Union des Droites pour la République (UDR), vise à se « grand remplacer » les Républicains, marquant ainsi une rupture nette avec l’ancien parti. Ciotti, fidèle à ses convictions de droite républicaine, cherche à tracer une ligne politique distincte de celle du Rassemblement National (RN), tout en affirmant une approche conservatrice.
Dans cette optique, Éric Ciotti a récemment proposé la création d’une nouvelle commission d’enquête parlementaire. Après une précédente commission sur l’audiovisuel public, celle-ci se concentrera sur le coût de l’immigration. Un sujet jugé « extrêmement important » par Ciotti, qui estime qu’il jouera un rôle crucial lors de la prochaine élection présidentielle. Cette commission devrait débuter en septembre et rendre ses conclusions en février 2027, juste avant le premier tour de la présidentielle, un calendrier stratégique.
Cette initiative est perçue par certains cadres du RN comme un coup politique calculé, susceptible d’influencer la campagne présidentielle. Le positionnement d’Éric Ciotti, oscillant entre fermeté et capacité à rassembler un large électorat de droite, de Zemmour à Dupont-Aignan, est salué par ses partisans. Il est vu comme un « winner » qui a su rester fidèle à ses convictions, contrairement aux « circonvolutions » de LR, souvent perçu comme hésitant entre opposition et majorité macronienne. Son alliance avec le RN est également vue comme un chemin vers le succès, notamment par les anciens électeurs de LR déçus par les revirements du parti.






