
Pour Jean-Alexandre Trogneux, neveu de Brigitte Macron, l’élection présidentielle de 2027 marquera « la fin des emmerdements ». L’ancien dirigeant de la célèbre chocolaterie-confiserie Jean Trogneux d’Amiens déplore que les neuf années au pouvoir d’Emmanuel Macron aient « entaché » le nom de sa famille. Il s’est confié sans détour dans le podcast « À contre-jour », une initiative de Vanessa Williot-Bertrand.
Ce podcast donne la parole à ceux qui vivent dans l’ombre d’un nom célèbre. Jean-Alexandre Trogneux, 65 ans, figure déjà bien connue à Amiens, a vu sa famille propulsée sous les feux des projecteurs en 2017 avec l’accession d’Emmanuel Macron à la présidence. Il témoigne du changement de regard des gens : d’abord curieux et respectueux, puis rapidement critique, et allant même jusqu’à la haine pour certains. Cette situation a poussé sa fille à s’installer à l’étranger, ne prévoyant de revenir que lorsque la situation sera plus sereine.
Lui-même a déménagé au Touquet, une décision comprise par Brigitte Macron. La première dame a œuvré pour protéger sa famille, même si cela a entraîné une privation de liberté terrible. Il évoque également des souvenirs de sa tante, qu’il décrit comme une femme dynamique, l’accompagnant en boîte de nuit et dansant le rock en minijupe.
Le mouvement des Gilets Jaunes, en 2018, a marqué un tournant. Les boutiques Trogneux ont été vandalisées, et la famille a reçu des menaces et des courriers malveillants. Jean-Alexandre Trogneux insiste sur l’absence de lien financier entre sa famille et les Macron, malgré le nom de Brigitte. La chocolaterie a même perdu des commandes d’entreprises. Le point culminant de cette animosité fut l’agression de son fils, Jean-Baptiste, en mai 2023, roué de coups près de sa chocolaterie. Un acte de violence motivé, selon lui, par une volonté de « casser du Macron ». Ce traumatisme a profondément marqué la famille, qui espère retrouver la sérénité après 2027.






