
La Cour des comptes a publié, mercredi 29 avril, un rapport analysant la trésorerie des universités françaises. Ce document intervient alors que des assises sur le financement de l’enseignement supérieur sont en cours, visant à proposer de nouveaux scénarios à la mi-mai. Les conclusions des sages de la rue Cambon mettent en lumière une hausse significative des moyens alloués, mais pointent également des lacunes importantes dans leur gestion.
Le rapport souligne que la trésorerie globale des universités et établissements publics de recherche a atteint environ 6,8 milliards d’euros début 2025, marquant une augmentation de 58 % sur les cinq dernières années. Cependant, cette croissance n’est pas principalement due à une hausse des subventions de l’État, mais plutôt à des avances et d’autres mécanismes. Plus préoccupant, la part des liquidités réellement disponibles, dites « libres d’emploi », a diminué.
La Cour des comptes critique sévèrement le « pilotage imparfait » de cette trésorerie, attribuant ces défaillances à des « lacunes » dans les outils et les données disponibles. Ce manque de clarté rend difficile une vision précise et complète de la situation financière des établissements. Un meilleur pilotage est essentiel pour optimiser l’utilisation de ces fonds et assurer la pérennité du système universitaire.
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche avait déjà souligné la nécessité d’une réforme en profondeur du système d’allocation des moyens, en place depuis des années et ne prenant pas suffisamment en compte les spécificités des différents établissements. Une réforme est prévue pour 2026, avec une application envisagée au premier semestre 2025. Les travaux des assises du financement devraient fournir des pistes pour améliorer cette situation et garantir une répartition plus équitable et transparente des ressources, tout en renforçant l’attractivité de la recherche et de l’enseignement supérieur.






