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Les Américains ont perdu 2,1 milliards de dollars en 2025 à cause des arnaques sur les réseaux sociaux, un chiffre multiplié par huit en six ans. Les fraudes à l'investissement, le shopping frauduleux et les arnaques aux sentiments sont les plus fréquentes, avec Facebook en tête des plateformes utilisées par les escrocs.

Les arnaques sur les réseaux sociaux ont coûté la somme colossale de 2,1 milliards de dollars aux Américains en 2025, selon un rapport alarmant de la Commission fédérale du commerce (FTC). Ce montant représente une multiplication par huit depuis 2020, soulignant une recrudescence inquiétante de ces fraudes en ligne. Près de 30% des victimes de toutes les arnaques signalées l’année dernière ont indiqué que le premier contact avec le fraudeur s’était fait via les plateformes sociales, une méthode bien plus efficace que les SMS ou les e-mails.

Facebook se positionne malheureusement comme la plateforme privilégiée des escrocs, loin devant WhatsApp et Instagram. À lui seul, Facebook a généré plus de pertes signalées (794 millions de dollars) que l’ensemble des arnaques par SMS et e-mail. WhatsApp et Instagram combinés représentent 659 millions de dollars de pertes.

Les fraudes à l’investissement sont les plus lucratives pour les criminels, avec 1,1 milliard de dollars dérobés. Les escrocs se présentent souvent comme des conseillers financiers, attirant les victimes vers de fausses plateformes d’investissement, parfois via des groupes WhatsApp remplis de faux profils d’investisseurs à succès.

Le shopping frauduleux représente également une part importante des arnaques, touchant plus de 40 % des victimes d’escroqueries sur les réseaux sociaux. Ces publicités trompeuses proposent des produits variés, allant des vêtements aux pièces automobiles en passant par des chiots, et dirigent les internautes vers des sites inconnus ou de fausses imitations de marques connues.

La fraude aux sentiments est une autre méthode courante, où les escrocs manipulent leurs victimes en créant une relation amoureuse fictive pour leur soutirer de l’argent. Près de 60 % de ces arnaques débutent sur les réseaux sociaux. Les fraudeurs exploitent les informations disponibles sur les profils pour adapter leur discours et inventer des prétextes pour demander des fonds.

Pour se protéger, la FTC recommande de renforcer les paramètres de confidentialité de ses comptes sociaux, de se méfier des conseils d’investissement provenant de personnes jamais rencontrées en personne, et de toujours vérifier l’entreprise derrière une publicité avant tout achat en ligne.