
Pour un particulier gérant lui-même un portefeuille boursier, la question de la diversification est cruciale. Il est fréquemment recommandé de ne pas dépasser 15 à 20 lignes d’actions. Cette approche, adoptée par de nombreux experts, dont la lettre des placements, repose sur des arguments solides.
La première raison est la capacité de suivi. Surveiller au quotidien plus de 20 actions différentes représente un défi considérable pour un investisseur individuel. Manquer une information essentielle peut entraîner des pertes financières importantes. La réactivité est donc primordiale.
La seconde raison concerne la performance du portefeuille. Un nombre excessif de lignes a tendance à diluer mécaniquement la performance de chaque titre, ce qui peut peser sur les résultats globaux. L’objectif est de trouver un équilibre entre la réduction des risques et l’optimisation des rendements potentiels.
Dans le contexte spécifique du PEA-PME, il est impératif de considérer les titres éligibles. Bien qu’Euronext recense environ 1 300 titres éligibles, moins de 40 % sont cotés à Paris. Parmi ceux-ci, seuls 438 sont inscrits sur les marchés réglementés et régulés, tels qu’Euronext et Euronext Growth.
Un autre facteur déterminant est la liquidité. Les petites valeurs éligibles au PEA-PME peuvent parfois présenter une liquidité réduite, ce qui peut compliquer les opérations d’achat et de vente. Ainsi, au-delà du nombre de lignes, la qualité et la liquidité des titres choisis sont essentielles pour la gestion d’un PEA-PME. Un portefeuille équilibré doit donc prendre en compte ces spécificités pour maximiser son potentiel tout en maîtrisant les risques.








