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Le député LFI Raphaël Arnault, fondateur de La Jeune Garde, affirme n'avoir « jamais envisagé de démissionner » après la mort de Quentin Deranque. Il évoque un accueil chaleureux à l'Assemblée et dément les « fake news » concernant son entourage.

Près de deux mois après la tragique disparition de Quentin Deranque, militant identitaire agressé mortellement le 12 février, le député La France insoumise (LFI) Raphaël Arnault a fait son retour à l’Assemblée nationale le 2 avril. Suite à une période de silence, et alors que plusieurs de ses proches sont mis en cause dans l’enquête pour homicide volontaire, le fondateur de La Jeune Garde s’est exprimé le 10 avril sur ICI Vaucluse, déclarant que l’idée de démissionner ne lui était « jamais venue à l’esprit ».

Raphaël Arnault a également évoqué son retour à l’Assemblée, qualifiant l’accueil de ses collègues de « chaleureux ». Il a insisté sur le fait que cette réalité différait de « l’image que certains représentants politiques ont pu laisser entendre ». Selon lui, de nombreux députés, notamment issus des groupes socialiste, écologiste et communiste, sont venus lui témoigner leur soutien et lui souhaiter « du courage pour la suite ».

Le député est revenu sur son engagement contre l’extrême droite, affirmant que « ce genre de drames, ça vient bouleverser plein de choses ». Il a souligné ses craintes de voir une « violence qui s’embrase dans tout le pays » et la nécessité de « réfléchir à comment y répondre, comment se défendre » sans accentuer cette violence. Pour lui, il est essentiel de « pousser la société à s’émanciper le plus possible de la violence », particulièrement lorsque des individus « décident de s’armer pour nous attaquer ».

Concernant ses proches mis en examen, Adrien Besseyre et Jacques-Élie Favrot, Raphaël Arnault a reconnu une « situation forcément très délicate ». Il a précisé que son attaché parlementaire Robin Chalendard, soupçonné d’avoir aidé des personnes mises en cause, est toujours en poste. Le député LFI a démenti les « fake news de la part de l’extrême droite », affirmant que Robin Chalendard n’était pas sur les lieux et qu’il n’y aura aucune suite à son sujet.