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Delphine Ernotte, PDG de France Télévisions, a défendu le service public lors de la clôture de la commission d'enquête, réfutant les critiques sur la gestion et la neutralité.

La commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public a achevé ses travaux avec une seconde audition de Delphine Ernotte, PDG de France Télévisions. Face aux députés, elle a défendu avec vigueur le rôle essentiel du service public et contesté les critiques sur sa gestion financière et sa neutralité.

Lors d’échanges tendus avec le rapporteur Charles Alloncle, Delphine Ernotte a réfuté les chiffres de la Cour des comptes concernant une augmentation de la dotation publique. Elle a affirmé que France Télévisions coûtait « 600 millions d’euros de moins aux Français qu’il y a dix ans », balayant les accusations de « fausses informations » du rapporteur.

Abordant la question des accusations de « favoritisme » et d’« abus de pouvoir », la PDG s’est dite « offensée », soulignant les mécanismes de surveillance interne et le « satisfecit de la Cour des comptes sur la déontologie ». Elle a également concédé que « la neutralité absolue n’existe pas », mais a insisté sur l’« impartialité » comme exigence spécifique de l’audiovisuel public.

Delphine Ernotte a martelé l’importance de l’audiovisuel public comme « pilier essentiel de nos démocraties » et « plus grande scène culturelle en France ». Elle a mis en garde contre toute fragilisation de cet équilibre, insistant sur le fait que la « privatisation n’a trouvé ici aucun défenseur » au sein de la commission.