Clermont-Ferrand-city-hall
Clermont-Ferrand bascule à droite pour la première fois depuis 1919 avec l'élection de Julien Bony face à Olivier Bianchi. L'insécurité et une alliance de gauche fragile ont marqué cette campagne historique.

Clermont-Ferrand, bastion historique de la gauche française depuis plus d’un siècle, a connu un véritable séisme politique. Pour la première fois depuis 1919, la ville a élu un maire de droite, Julien Bony (LR), mettant fin à une hégémonie socialiste de longue date. Cette victoire est le fruit d’une campagne électorale intense, principalement axée sur les questions d’insécurité et marquée par une alliance de la gauche jugée bancale au second tour.

Julien Bony a remporté l’élection face au maire sortant Olivier Bianchi (PS), qui briguait un troisième mandat, avec 50,91 % des suffrages contre 45,45 % pour son adversaire. Cette alternance est d’autant plus significative que Clermont-Ferrand était la plus grande ville de France ancrée à gauche depuis le plus longtemps. De nombreux observateurs estiment que la question de la sécurité a été déterminante dans le choix des électeurs. La ville, régulièrement confrontée à des faits divers liés au trafic de drogue, a même intégré le dispositif « ville sécurité renforcée ».

Au premier tour, la liste d’Union citoyenne de la droite et du centre menée par Julien Bony était arrivée en tête avec 33,93 % des voix, devançant celle d’Olivier Bianchi (29,99 %) et celle de Marianne Maximi (17,01 %). L’alliance entre Olivier Bianchi et Marianne Maximi pour le second tour n’a pas suffi à inverser la tendance. Le nouveau maire, Julien Bony, qui a pris ses fonctions le 27 mars 2026, a d’ores et déjà annoncé ses priorités : le retour de l’éclairage public et la sobriété budgétaire.