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Deux avions militaires américains auraient été abattus en Iran. Un pilote a été secouru, tandis que les recherches continuent pour le second. Tensions au Moyen-Orient.

La coalition israélo-américaine est engagée dans une vaste opération de recherche pour retrouver un pilote américain. Son avion biplace, probablement un F-15E, a été abattu vendredi en Iran, dans la province de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad, à l’est du Khouzistan, selon les autorités iraniennes. L’un des deux pilotes aurait déjà été secouru par les forces spéciales américaines. Le F-15E aurait été détruit par un système de défense antiaérien des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique. Des recherches sont en cours pour retrouver le deuxième pilote.

Le New York Times et le Washington Post ont authentifié des photos et vidéos circulant sur les réseaux sociaux et dans les médias iraniens, montrant des hélicoptères et avions américains survolant à basse altitude la zone concernée. L’antenne locale de la télévision d’État iranienne dans la région de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad a diffusé des images présentées comme celles de l’épave, promettant une «généreuse récompense» à quiconque livrerait les pilotes.

Un autre appareil, un avion d’appui aérien rapproché A-10 Thunderbolt II, aurait été touché avant de s’abîmer dans le Golfe. Son pilote a été secouru. Après un long silence, la Maison-Blanche a confirmé que le président Donald Trump avait «été tenu informé» de la perte d’un appareil dans le sud-ouest de l’Iran. Selon le New York Times, citant des responsables américains, un avion s’était écrasé près du détroit d’Ormuz, son seul pilote ayant été secouru sain et sauf.

Malgré ces incidents, le président américain Donald Trump a assuré à NBC que cela ne changeait «rien du tout» à la tenue d’éventuelles négociations avec Téhéran pour trouver une issue à ce conflit qui ébranle l’économie mondiale. Depuis le début de la guerre, aucun soldat américain n’a été tué ni capturé sur le sol iranien, mais 13 ont péri au Koweït, en Arabie saoudite et en Irak. Ces événements ravivent les tensions géopolitiques dans une région déjà sous haute surveillance.