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La guerre au Moyen-Orient de 2026 provoque une crise majeure dans le transport aérien, comparable aux chocs du 11-Septembre et de 2008, avec le blocage des hubs du Golfe.

La guerre au Moyen-Orient de 2026 s’impose comme une crise majeure pour le transport aérien, selon Willie Walsh, directeur général de l’Association internationale du transport aérien (IATA). Il compare la situation aux chocs du 11-Septembre et à la crise financière de 2008, soulignant une perturbation d’une ampleur historique. Cependant, il précise que l’impact reste inférieur à celui de la pandémie de Covid-19, qui avait paralysé l’aviation mondiale. Cette crise actuelle est d’une nature complexe, mêlant des dimensions organisationnelles, géopolitiques et économiques.

L’un des impacts les plus significatifs est le blocage des hubs du Golfe, des carrefours essentiels pour l’aviation mondiale. Le samedi 28 février 2026 marque un tournant, avec les frappes américaines et israéliennes en Iran. L’aéroport international de Dubaï, premier hub mondial pour les passagers, a vu ses départs chuter drastiquement. Sur 634 départs prévus ce jour-là, seulement 241 ont pu avoir lieu. Le lendemain, le 1er mars, la situation s’est aggravée, avec l’annulation des 604 vols prévus. Depuis, le trafic s’est stabilisé à environ 200 départs quotidiens, soit un tiers de son niveau habituel. Les aéroports d’Abu Dhabi et de Doha (Qatar) connaissent des perturbations similaires, avec un trafic réduit à seulement 14% de son volume d’avant-guerre à Doha. Ces chiffres illustrent l’ampleur du désarroi au sein de l’industrie aérienne face à ce conflit géopolitique.