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Itamar Ben Gvir, figure emblématique de l'extrême droite israélienne, a fait adopter une loi permettant la peine de mort pour les Palestiniens. Son influence politique est cruciale pour le gouvernement Netanyahou.

Itamar Ben Gvir, figure de proue de l’extrême droite israélienne, ne mâche pas ses mots. Le ministre de la Sécurité nationale a fait adopter le 30 mars 2026 une loi controversée qui permettra de condamner à la peine de mort les Palestiniens auteurs d’attentats. Ce geste politique fort, symbolisé par une épinglette en forme de nœud coulant qu’il arbore fièrement, souligne son engagement en faveur de cette mesure extrême.

Chef du parti Otzma Yehudit (Force Juive), une formation d’extrême droite prônant une colonisation israélienne en Cisjordanie, Itamar Ben Gvir a réalisé une percée électorale significative en 2022. Son parti est devenu la troisième force politique d’Israël et un allié indispensable pour Benyamin Netanyahou. Son influence est telle qu’il aurait contraint le Premier ministre à voter personnellement en faveur du texte sur la peine de mort, malgré des réticences initiales.

L’idéologie de Ben Gvir s’inscrit dans le suprémacisme juif et le kahanisme, un mouvement violemment raciste qui soutient l’expulsion des Palestiniens de leurs terres. Son parcours est marqué par un activisme anti-arabe, ayant conduit à de nombreuses inculpations et plusieurs condamnations pour incitation au racisme et soutien à une organisation terroriste. Avant son entrée au gouvernement, Ben Gvir s’est distingué en tant qu’avocat défendant des extrémistes juifs.

En tant que ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir a renforcé les patrouilles de quartier armées dans les implantations israéliennes et a assoupli les restrictions sur la possession d’armes à feu. Il a également été critiqué pour avoir politisé les forces de police, notamment contre les activistes de gauche et en faveur des colons israéliens armés. Son parti a brièvement quitté la coalition gouvernementale en janvier 2025 en signe de protestation contre un accord de cessez-le-feu avec le Hamas, avant de la réintégrer en mars 2025.

La loi sur la peine de mort, spécifiquement formulée pour s’appliquer aux Palestiniens coupables d’actes meurtriers, est considérée par ses détracteurs comme un crime brutal et une violation du droit international. Les défenseurs des droits humains s’opposent fermement à cette législation, qui a pourtant été adoptée en première lecture en novembre 2025 malgré une opposition généralisée.