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Les tensions s'intensifient au Moyen-Orient avec des violences au Liban et des déclarations fortes entre l'Iran et Israël. Le détroit d'Ormuz est au cœur des enjeux stratégiques, tandis que les marchés financiers réagissent à l'incertitude.

La situation au Moyen-Orient s’est intensifiée avec une série d’événements marquants, notamment une recrudescence des violences et des déclarations politiques fortes. Deux casques bleus ont été tués et deux blessés au Liban par une explosion d’origine inconnue, marquant le deuxième incident mortel en 24 heures. Ces événements surviennent alors que la région est déjà sous haute tension.

Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé que l’opération en cours visait à « altérer la capacité militaire, balistique et nucléaire » de l’Iran, estimant que le régime iranien « s’effondrera de l’intérieur ». En réponse, le chef de la diplomatie iranienne a exhorté l’Arabie saoudite à expulser les forces américaines de son territoire, déclarant que les attaques iraniennes ciblaient uniquement les « agresseurs ennemis » et non les « pays frères ».

Parallèlement, une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet de loi visant à imposer des droits de passage aux navires transitant par le détroit stratégique d’Ormuz, incluant une interdiction pour les Américains et le régime israélien, ainsi que pour les pays imposant des sanctions à l’Iran. Ce détroit, vital pour le commerce mondial de pétrole et de gaz, a vu son trafic chuter de 95% depuis le début des hostilités, impactant les marchés énergétiques.

Les États-Unis ont réaffirmé que l’Iran ne pourrait « jamais posséder d’arme nucléaire » et devait « cesser de financer le terrorisme » et « fabriquer des armes menaçant ses voisins ». Le département d’État a souligné que le détroit d’Ormuz resterait ouvert, par la diplomatie ou par une coalition internationale si nécessaire. Les tensions ont également impacté les marchés financiers, le dollar s’appréciant en tant que valeur refuge face aux craintes d’escalade.

Enfin, la France a fermement condamné les tirs ayant causé la mort de casques bleus de la FINUL et a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. L’armée israélienne a, de son côté, annoncé avoir « éliminé » des commandants du Hezbollah et détruit des infrastructures, tandis que des bombardements israéliens ont fait des victimes civiles au Liban. Le ministre israélien des Finances a même évoqué le fleuve Litani comme « nouvelle ligne de démarcation sécuritaire ».