
L’implication de la famille de Donald Trump dans des affaires diplomatiques et commerciales soulève de vives interrogations aux États-Unis. En effet, à l’automne 2025, Jared Kushner, le gendre de l’ancien président, a repris ses fonctions diplomatiques entre Israël et les pays du Golfe, tout en gérant ses propres intérêts avec les pouvoirs en place dans la région. Une situation qui, étonnamment, n’a pas provoqué d’indignation majeure. De même, en mars, l’annonce des investissements des fils du président, Don Jr et Eric, dans des entreprises de drones potentiellement bénéficiaires de contrats du Pentagone, a laissé l’Amérique indifférente. Pourtant, les sommes en jeu sont considérables. Les actions de Don Jr dans Unusual Machines, acquises pour 200 000 dollars, valaient 4 millions de dollars après l’obtention d’un contrat du Pentagone par la société. Ces événements suggèrent une normalisation du népotisme, des conflits d’intérêts et des délits d’initiés sous l’ère Trump.
Richard White, professeur d’histoire émérite à l’université Stanford, souligne que la corruption n’est pas nouvelle, mais que l’utilisation de la présidence par Trump pour enrichir sa famille est sans précédent. L’ère Trump rappelle l’« âge doré » moqué par Mark Twain, une période d’enrichissement et de corruption qui a marqué l’histoire américaine du XIXe siècle. Cette comparaison avec le Gilded Age met en lumière une tendance préoccupante où les frontières entre les affaires personnelles et les fonctions publiques semblent s’estomper dangereusement, soulevant des questions éthiques fondamentales et mettant à l’épreuve la confiance du public dans les institutions démocratiques.






