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La vie de Julie bascule après la découverte d'abus sur ses enfants à l'école Saint-Dominique. Révélations et combat d'une famille face à l'omerta.

Le quotidien de Julie a été bouleversé à la fin du mois de janvier. Elle a finalement réalisé que les souffrances de ses enfants étaient la conséquence d’abus multiples perpétrés par des animateurs du périscolaire. Cette révélation a plongé sa famille dans une terrible descente aux enfers.

Une semaine après son élection, Emmanuel Grégoire, le maire de Paris, a rencontré trois collectifs de parents d’élèves pour aborder le scandale du périscolaire. Parmi les victimes, Julie est la mère de deux jeunes enfants, âgés de 3 et 4 ans. Ses enfants étaient inscrits en maternelle à l’école Saint-Dominique, située dans le VIIe arrondissement de Paris, depuis la dernière rentrée scolaire. Au fil des mois, leur mal-être est devenu de plus en plus évident, se manifestant par des crises de colère, de l’incontinence, des douleurs et des blessures physiques. Le 29 janvier, alors qu’ils regardaient l’émission Cash Investigation consacrée au périscolaire, Julie et son mari ont pris conscience que leurs enfants étaient victimes de violences physiques et sexuelles au sein de l’école.

Le soir même, les enfants ont courageusement raconté les brimades, les abus et les viols dont ils avaient été victimes. Bien que les enfants n’aient plus jamais remis les pieds dans cette école, les parents ont participé à une réunion de crise organisée le lendemain par les différentes institutions. Julie décrit le choc ressenti face à l’impréparation de cette réunion, où chaque institution se renvoyait la responsabilité des défaillances, dont certaines étaient connues depuis longtemps. Elle témoigne, avec beaucoup de courage et d’émotion, du parcours du combattant que sa famille doit affronter depuis ces révélations. Elle dénonce également la violence du processus judiciaire et l’omerta qui entoure ce scandale.