Donald-Trump-speech-podium
Donald Trump annonce entrevoir un « accord » avec les nouveaux dirigeants iraniens, suite à un « changement de régime » provoqué par la guerre. Il anticipe une autorisation prochaine de passage pour les navires pétroliers via le détroit d'Ormuz. La crise énergétique s'intensifie.

Donald Trump a exprimé son optimisme quant à la possibilité d’un « accord » avec les nouveaux dirigeants iraniens, affirmant que la guerre menée par les États-Unis et Israël a mené à un « changement de régime » en Iran. Malgré les frappes continues de Téhéran contre les pays du Golfe, le président américain perçoit un avenir diplomatique avec une nouvelle administration iranienne.

Le conflit, initié le 28 février par une attaque américano-israélienne, a provoqué des milliers de décès, principalement en Iran et au Liban. Trump a déclaré que les liquidations successives des hauts dirigeants de la République islamique, incluant le guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, ont de facto instauré un « changement de régime ». Il décrit les nouveaux interlocuteurs iraniens comme « bien plus raisonnables » que leurs prédécesseurs, espérant un accord « peut-être bientôt ».

Selon Trump, l’Iran serait sur le point d’autoriser le passage de 20 navires pétroliers par le détroit d’Ormuz dans les prochains jours. Ce détroit est crucial, car il est la voie par laquelle transite un cinquième des hydrocarbures mondiaux. Le blocage précédent de cette voie a fait exploser les prix du pétrole, qui ont d’ailleurs ouvert en nette hausse sur les marchés asiatiques suite à ces déclarations.

Dans un entretien au Financial Times, Donald Trump a également averti que l’armée américaine pourrait « très facilement » prendre l’île de Kharg, le plus grand terminal pétrolier de l’Iran. Par ailleurs, l’entrée en guerre des rebelles houthis du Yémen, alliés de l’Iran, et leurs attaques récentes contre Israël, pourraient menacer le détroit de Bab el-Mandeb, aggravant davantage la crise énergétique. Face à cette situation tendue, la France réunit un G7 Finances-Énergie pour discuter des répercussions économiques du conflit.