
Le 24 mars, le gouvernement israélien a annoncé son intention de prendre le contrôle militaire d’une partie du sud du Liban, s’inscrivant dans le cadre de sa guerre contre le Hezbollah. Cette déclaration a ravivé des souvenirs douloureux chez les habitants, évoquant près de cinquante ans de conflits et d’occupations dans la région frontalière libano-israélienne.
L’histoire du sud du Liban est marquée par une succession d’interventions. En 1978, Israël a envahi le sud du Liban pour combattre des groupes armés palestiniens, le Hezbollah n’existant pas encore à cette époque. Une seconde invasion majeure a eu lieu en 1982, l’armée israélienne progressant alors jusqu’à Beyrouth. Cette période fut notamment marquée par les tragiques massacres de Sabra et Chatila, commis en septembre 1982 par des milices chrétiennes phalangistes alliées d’Israël, dans les camps de réfugiés palestiniens de Beyrouth-Ouest.
Après l’invasion de 1982, Israël a maintenu une présence militaire significative dans le sud du Liban, établissant une « zone de sécurité ». Cette occupation a duré près de vingt ans, jusqu’au retrait israélien en l’an 2000. C’est dans ce contexte de résistance à l’occupation israélienne que le Hezbollah a émergé et s’est progressivement imposé comme un acteur central du conflit.
Les affrontements entre le Hezbollah et l’armée israélienne, les frappes aériennes, les invasions et les périodes d’occupation ont façonné cette région, où les forces en présence ont considérablement évolué au fil du temps. Le sud du Liban demeure une zone de tensions persistantes, au cœur des dynamiques géopolitiques du Moyen-Orient.






