
L’humoriste Rémi Gaillard, candidat malheureux aux élections municipales de Montpellier, a déposé un « recours en annulation » du scrutin. Il affirme que la « sincérité » du vote a été compromise par la non-distribution de son programme électoral à de nombreux électeurs de la ville. Cette action fait suite à un imbroglio autour de ses documents de campagne avant le premier tour.
La commission de propagande avait initialement refusé la distribution des professions de foi de Rémi Gaillard, estimant que le visuel utilisé présentait un risque de confusion avec les couleurs nationales. Cependant, le tribunal administratif a cassé cette décision juste avant le scrutin, jugeant qu’il s’agissait d’une « illégalité grave et manifeste de nature à affecter la sincérité du vote » et a ordonné la distribution du programme de la liste « Yes We Clown ».
Malgré l’ordonnance du tribunal, Rémi Gaillard dénonce une exécution partielle, voire inexistante, de cette décision. Il a étayé son recours avec plus de 500 attestations d’électeurs montpelliérains affirmant n’avoir pas reçu son programme. Des secteurs entiers, rues et résidences, auraient été non distribués, selon l’humoriste.
Crédité d’environ 10 % des intentions de vote dans un sondage avant le premier tour, Rémi Gaillard a finalement terminé à la cinquième place avec 8,21 % des voix. Il n’a pas donné de consigne de vote pour le second tour. Le maire sortant, Michaël Delafosse (PS), a été réélu au premier tour avec 50,15 % des suffrages.






