
Un nouveau coup dur pour la diversité et l’inclusion aux États-Unis. Le président américain, Donald Trump, a publié un décret le jeudi 26 mars, interdisant aux entreprises collaborant avec l’administration fédérale d’adopter des politiques internes de lutte contre le racisme ou le sexisme. Cette décision, qui prendra effet dans trente jours, s’inscrit dans la lignée des attaques régulières de Donald Trump contre les programmes de Diversité, Équité et Inclusion (DEI).
Ces programmes DEI, souvent en place depuis des décennies, visent à lutter contre les discriminations. Cependant, le président républicain et ses partisans estiment que ces mesures entravent l’accès à l’emploi pour des personnes compétentes, les qualifiant régulièrement de « racisme inversé ». Donald Trump a déclaré dans le décret que son administration avait « réalisé des progrès significatifs pour mettre fin à la discrimination raciale dans la société américaine, y compris les activités soi-disant de “diversité, d’équité et d’inclusion” (DEI) ».
Il a également affirmé que les politiques DEI augmentaient les coûts pour les employeurs, des coûts qui seraient ensuite répercutés dans leurs contrats avec l’État fédéral. Désormais, pour obtenir des contrats avec l’administration Trump, les entreprises devront inclure une clause de sept paragraphes garantissant que « le contractant ne se livre à aucune activité DEI de discrimination raciale ».
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a activement ciblé les programmes DEI au sein de l’administration fédérale, des universités, des écoles et même dans le sport. Il a notamment mis au chômage technique les fonctionnaires fédéraux travaillant dans les services de diversité, après avoir ordonné la fermeture de ces programmes. En août 2025, son administration avait déjà annoncé un « réexamen » de certaines expositions dans les musées Smithsonian à Washington, afin de supprimer les « discours clivants ou partisans » dans le cadre de sa croisade contre ce qu’il considère comme des propos « woke » ou trop progressistes.






