
À l’approche de la date limite de dépôt des listes pour le second tour des élections municipales à Paris, fixée au mardi 17 mars à 18 heures, les négociations pour les alliances se sont achevées. Du côté de la droite, un accord a été scellé, tandis que la gauche a essuyé un refus de rassemblement.
Après une campagne marquée par des critiques acerbes, la candidate Les Républicains (LR), Rachida Dati, et son concurrent d’Horizons, Pierre-Yves Bournazel, ont finalement trouvé un terrain d’entente. L’accord a été officialisé dès lundi soir, avec la fusion de leurs listes pour le second tour. Arrivée deuxième au premier tour avec 25,46 % des voix, loin derrière le candidat de l’union de la gauche, Emmanuel Grégoire (37,98 %), Rachida Dati, maire du 7e arrondissement, a tendu la main à M. Bournazel. Cette décision intervient alors qu’elle avait précédemment affirmé que sa liste du premier tour resterait inchangée.
Pierre-Yves Bournazel, dont la liste avait recueilli 11,34 % des voix au premier tour, a posé des conditions à cette alliance, exigeant notamment une clarification sur le refus des extrêmes. Du côté de la gauche, Emmanuel Grégoire, à la tête d’une alliance PS-Les Écologistes-PCF, a rejeté toute fusion avec la candidate de La France insoumise, Sophia Chikirou, qui a obtenu 11,72 % des suffrages. Cette dernière a maintenu sa liste, accusant Emmanuel Grégoire d’avoir refusé sa proposition de fusion.
Cette configuration ouvre la voie à un second tour à Paris qui s’annonce comme une quinquangulaire, rendant le scrutin particulièrement incertain. L’enjeu est de taille pour les six prochaines années de la vie des Parisiens, avec une droite rassemblée face à une gauche fragmentée.








