
La guerre au Moyen-Orient engendre des perturbations significatives sur les chaînes logistiques mondiales, impactant directement les délais de livraison des colis en France et risquant d’accentuer l’inflation. Les hubs logistiques majeurs de la région, tels que Dubaï, Doha et Abu Dhabi, sont actuellement quasi paralysés en raison des tensions accrues, affectant gravement le fret aérien essentiel aux liaisons entre l’Europe et l’Asie.
Le transport maritime est également sous forte pression. Le détroit d’Ormuz, par où transite une part cruciale du pétrole et du gaz mondial, est devenu une zone à très haut risque, poussant de nombreux transporteurs à suspendre leurs services ou à opter pour le contournement de l’Afrique via le cap de Bonne-Espérance. Cette route alternative, bien que plus sûre, allonge les trajets de 10 à 15 jours et entraîne une flambée des coûts de fret.
Les espaces aériens de plusieurs pays de la région, dont l’Iran, l’Irak, la Syrie, Bahreïn et le Koweït, sont fermés ou restreints. Cette situation a conduit à l’annulation de milliers de vols et à une réduction drastique de la capacité de fret aérien, avec des augmentations de tarifs pouvant atteindre 70 % sur certaines liaisons entre l’Asie du Sud et l’Europe. Des compagnies comme Amazon, Shein et Temu ont déjà ajusté leurs délais de livraison pour les clients français, avec des retards prolongés.
L’ensemble de la chaîne logistique est touchée, du prix du carburant (le gazole professionnel ayant bondi de plus de 28 % en quelques semaines) aux surcharges de fret imposées par les transporteurs. Les consommateurs français doivent donc s’attendre à des délais d’acheminement plus longs pour les produits venant d’Asie et à une potentielle hausse des prix.






