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La guerre en Iran fait grimper les taux d'intérêt, impactant les finances françaises. La BCE est sous pression pour réagir face à l'inflation.

La guerre en Iran provoque une onde de choc économique qui impacte fortement les taux d’intérêt. Depuis deux semaines, on observe une nette tension sur ces derniers, ce qui complique davantage la situation déjà précaire des finances publiques françaises.

Sur les marchés financiers, le taux des emprunts d’État français à dix ans a bondi de 3,2 % à près de 3,7 % entre le début de l’offensive américano-israélienne (28 février) et le 13 mars, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis 2011. Ce phénomène touche l’ensemble de l’Europe, avec le taux allemand frôlant 3 % et l’Italie atteignant 3,8 %.

Les investisseurs sont particulièrement nerveux, anticipant une inflation accrue due à la flambée des prix du pétrole et du gaz. Cette situation pourrait inciter les banques centrales à resserrer leur politique monétaire. Les traders envisagent ainsi une ou deux hausses des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) cette année. La réunion de la BCE du jeudi 19 mars sera donc scrutée avec attention, le ton de la conférence de presse de Christine Lagarde étant jugé déterminant.

Cependant, l’hypothèse d’une hausse des taux divise la BCE. Si certains, comme Peter Kazimir, gouverneur de la banque centrale slovaque, estiment qu’une réaction est proche, d’autres, à l’image de François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, appellent à la prudence et ne voient pas la nécessité d’une remontée des taux dans l’immédiat.