
Face à la flambée des prix des carburants, consécutive aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, le gouvernement français maintient sa position : il n’y aura pas de nouveau « bouclier tarifaire » similaire à celui de 2021-2022. Cette décision intervient alors que les cours du pétrole ont bondi, propulsant le baril bien au-delà des 100 dollars.
Maud Bregeon, ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement, a réaffirmé le 9 mars qu’il était « trop tôt » pour envisager des aides à l’achat de carburant. Elle a également jugé « inconcevable » une baisse de la TVA ou de l’accise sur les produits pétroliers, arguant qu’une telle mesure coûterait 17 milliards d’euros à l’État si elle s’appliquait à tous les produits énergétiques. Le Rassemblement national, pour sa part, estime ce coût à 12 milliards d’euros en se concentrant sur les carburants, le fioul et le gaz.
Les prix à la pompe ont en effet connu une hausse significative. Le gazole a notamment dépassé les 2 euros le litre dans l’Hexagone le 9 mars, un seuil inédit depuis l’été 2022. Depuis le 27 février, date des premières frappes américano-israéliennes en Iran, le gazole a augmenté de 28 centimes par litre en France. Le SP95-E10 a quant à lui pris 11 centimes sur la même période.
Malgré la pression politique croissante de l’opposition qui réclame des mesures, le gouvernement reste ferme sur sa ligne. La ministre Maud Bregeon a cependant annoncé des contrôles renforcés dans les stations-service pour lutter contre les hausses abusives. Environ 500 contrôles sont prévus, soit l’équivalent d’un semestre de contrôles habituels. Un G7 Énergie se tiendra également à Paris le 10 mars pour discuter des prix du pétrole.






