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Huit employés sans papiers, principalement maliens, travaillant pour le grand chef Georges Blanc à Vonnas, font face à des procédures de licenciement malgré les assurances de la direction. L'affaire soulève des questions sur l'emploi dans la gastronomie.

Huit employés, dont la majorité sont des ressortissants maliens, travaillent depuis plusieurs années au sein des établissements de Georges Blanc à Vonnas, dans l’Ain. Ces hommes, qui occupent des postes tels que plongeurs ou commis de cuisine, sont sans papiers et la plupart sont logés sur place. Le célèbre chef, reconnu pour son restaurant doublement étoilé au Guide Michelin, a été fait grand officier dans l’ordre national du Mérite par Emmanuel Macron en 2024. Son établissement de Vonnas est réputé pour être le restaurant le plus anciennement étoilé au monde sans discontinuité, célébrant le « terroir » avec des plats comme la poularde de Bresse et une cave de 140 000 bouteilles.

Le lundi 2 mars, sept de ces employés ont été convoqués à un entretien préalable à une sanction pouvant aller jusqu’au licenciement pour faute grave, suite à une mise à pied. Cette situation intervient alors que, selon Laurent Rival, directeur exécutif du groupe Georges Blanc, le patron n’aurait « rien à leur reprocher ». Des sources indiquent que ces employés auraient cherché à régulariser leur situation, sans succès, ce qui aurait mené à cette décision.

Le groupe Georges Blanc, qui propose diverses opportunités d’emploi dans la restauration et l’hôtellerie, se trouve ainsi au cœur d’une controverse liée à l’emploi de travailleurs sans papiers. Les postes de plongeurs et d’aides cuisiniers sont régulièrement ouverts au sein de l’institution gastronomique. Cette affaire met en lumière la situation délicate de certains employés dans le secteur de la restauration de luxe.