
La période des plus-values rapides sur le marché immobilier parisien est révolue. Une étude récente des Notaires du Grand Paris révèle qu’un achat-revente en moins de trois ans s’avère désormais pénalisant en Île-de-France, particulièrement à Paris et en petite couronne. Les appartements revendus sur cette courte période affichent des moins-values significatives, atteignant 9,1 % à l’échelle régionale, avec des baisses plus prononcées dans les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et la capitale. Cette correction des prix est attribuée aux valorisations historiquement élevées et au ralentissement de la demande solvable.
Sur cinq ans, la situation reste difficile pour les appartements parisiens (−10,1 %) et de petite couronne (−5,2 %). Seules les maisons montrent une meilleure résilience avec une légère moins-value de 0,4 %, tandis que les appartements en grande couronne enregistrent une faible plus-value de 0,6 %. Pour garantir une plus-value à la revente, il est impératif de patienter au moins dix ans. Sur cette période, les prix des appartements en Île-de-France ont progressé de 17,5 % entre 2015 et 2025, et même de 21,1 % à Paris. Les maisons confirment également leur bonne tenue à long terme, avec des plus-values constatées dans tous les départements.
Malgré cette tendance favorable sur le long terme, les Notaires du Grand Paris soulignent que la légère amélioration de l’activité observée en 2025 ne marque pas un retour à un cycle de forte expansion. Le nombre de transactions est en hausse, mais l’évolution des prix reste incertaine. Les prévisions indiquent une stabilité des prix pour les appartements parisiens et de petite couronne dans les prochains mois, une tendance qui devrait également s’appliquer à la grande couronne.
En parallèle des défis du marché, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) alerte sur la recrudescence des arnaques aux faux courtiers en crédit immobilier. Des escrocs usurpent l’identité de professionnels pour gagner la confiance des victimes et demander des acomptes sur honoraires ou l’apport, ce qui est illégal. Il est crucial de vérifier l’enregistrement de son interlocuteur auprès de l’Orias et de contacter le courtier via des coordonnées officielles.






