
Trois mois après sa sortie, Dissolution française. La fin du macronisme (Robert Laffont, 2025), l’ouvrage posthume de l’ancien député (Les Républicains) d’Eure-et-Loir Olivier Marleix, connaît un succès éditorial remarquable. L’auteur, décédé en juillet 2025 à l’âge de 54 ans, a déjà vendu plus de 30 000 exemplaires, atteignant précisément 33 681 ventes selon l’institut Gfk. Ce chiffre est particulièrement impressionnant pour un livre politique.
Cette performance surpasse largement celle d’autres personnalités politiques ayant publié à l’automne 2025. Par exemple, Rien n’est jamais écrit de Xavier Bertrand (Robert Laffont) n’a vendu que 3 155 exemplaires, et Demain, si tout va bien… de Marine Tondelier (Albin Michel) s’est écoulé à 3 912 exemplaires. Même l’essai d’Édouard Philippe, Le Prix de nos mensonges (JC Lattès), sorti en juin, plafonne à 12 392 exemplaires. Seuls les best-sellers de la maison d’édition Fayard, souvent associés à des figures de la droite comme Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers ou Jordan Bardella, parviennent à dépasser les ventes d’Olivier Marleix.
Le succès de cet ouvrage est d’autant plus notable qu’il ne contient pas de révélations fracassantes. Olivier Marleix, ancien président du groupe LR à l’Assemblée nationale, avait finalisé son livre deux jours avant son décès. L’ouvrage propose un bilan critique de la présidence d’Emmanuel Macron, entrelacé avec le récit de son propre parcours au sein d’une droite française en proie à des divisions et un certain affaissement. Cet angle d’approche, combiné à la nature posthume de l’œuvre, semble avoir trouvé un écho particulier auprès des lecteurs.






