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Donald Trump augmente les droits de douane mondiaux à 15 %, déclenchant des appels à une réponse unie de l'UE. La France et l'Allemagne coordonnent leur approche face à cette décision.

Donald Trump a annoncé une augmentation des droits de douane mondiaux, les faisant passer de 10 % à 15 % « avec effet immédiat ». Cette décision intervient après un revers majeur infligé par la Cour suprême à sa politique commerciale. Le président américain justifie cette hausse en s’appuyant sur la section 122 du Trade Act, qui lui permet d’imposer des tarifs douaniers jusqu’à 15 % pour une durée de 150 jours en cas de déséquilibre de la balance des paiements.

La France a rapidement réagi, appelant à une « réponse unie » de l’Union européenne face à cette nouvelle escalade. Le Quai d’Orsay a souligné la nécessité d’une approche concertée entre les États membres. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a également exprimé sa volonté de discussions avec les alliés européens pour trouver une réponse commune avant une rencontre avec Donald Trump à Washington. Merz a cependant salué la décision de la Cour suprême comme un signe du bon fonctionnement de la séparation des pouvoirs aux États-Unis, y voyant un élément rassurant pour les exportateurs allemands.

Ces nouveaux droits de douane, dont le décret est entré en vigueur le 24 février, affecteront les pays et blocs commerciaux ayant signé des accords avec Washington, incluant l’Union européenne, le Japon, la Corée du Sud et Taïwan. La Cour suprême, en invalidant une mesure antérieure de Trump, a ouvert la voie à de possibles remboursements de surtaxes déjà payées par les entreprises, une question qui, selon Trump, occupera les tribunaux pendant des années. Les droits de douane collectés par les autorités américaines visés par la décision ont dépassé 130 milliards de dollars en 2025.

Ce contexte de tension commerciale s’inscrit dans une période difficile pour Donald Trump, à l’approche des élections de mi-mandat. Les sondages récents montrent une perte d’enthousiasme au sein de sa base et une déception grandissante chez certains segments de l’opinion publique. Emmanuel Macron a, quant à lui, insisté sur l’importance des contre-pouvoirs dans les démocraties, tout en reconnaissant la nécessité de s’adapter aux nouvelles mesures tarifaires américaines et de protéger les exportations françaises.