
Des frappes israéliennes intenses ont frappé le sud et l’est du Liban le vendredi 20 février, entraînant la mort d’au moins douze personnes. L’armée israélienne a déclaré avoir ciblé des « centres de commandement du Hezbollah », le mouvement pro-iranien ayant par la suite confirmé qu’un de ses « commandants » figurait parmi les victimes. Ces événements ravivent les craintes d’une escalade dans une région déjà sous haute tension.
Selon le ministère libanais de la Santé, les « frappes ennemies israéliennes » dans la vallée de la Bekaa ont causé la mort de 10 personnes et blessé 24 autres, dont trois enfants. Plus tôt dans la journée, deux personnes avaient également été tuées par une frappe israélienne dans le camp de réfugiés palestiniens d’Aïn El-Héloué, situé dans le sud du pays. Israël a affirmé avoir visé un « centre de commandement du Hamas » dans ce camp, ce que le mouvement islamiste palestinien a formellement démenti, qualifiant l’attaque de « brutale » contre des civils.
Ces attaques surviennent malgré un cessez-le-feu conclu en novembre 2024 entre Israël et le Hezbollah. Mardi prochain, une réunion cruciale se tiendra au Caire pour préparer une conférence à Paris début mars, visant à collecter des fonds pour renforcer les Forces armées et les forces de sécurité intérieure libanaises. Cette aide est jugée essentielle, l’armée libanaise manquant de moyens pour désarmer le Hezbollah, affaibli par un an de conflit avec Israël.
Le gouvernement libanais a récemment annoncé que l’armée disposerait de quatre mois, renouvelables, pour mettre en œuvre la deuxième phase de son plan de désarmement du Hezbollah. Israël, accusant le Hezbollah de se réarmer, estime que les progrès sont insuffisants. Le Hezbollah, allié du Hamas, est entré en guerre en octobre 2023 en solidarité avec le mouvement islamiste palestinien, ajoutant à la complexité et à la fragilité de la situation régionale.







