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Le président libanais, Joseph Aoun, a condamné les bombardements israéliens meurtriers de vendredi, dénonçant une "agression flagrante". Douze personnes ont perdu la vie, relançant les tensions malgré le cessez-le-feu.

Le président libanais, Joseph Aoun, a fermement condamné les bombardements israéliens survenus vendredi, qui ont malheureusement causé la mort de 12 personnes. Dans un communiqué, il a dénoncé « une agression flagrante visant à compromettre les efforts diplomatiques » déployés par le Liban et ses « pays amis » pour favoriser la stabilité et l’arrêt des hostilités israéliennes contre le Liban.

Les attaques ont touché la plaine orientale de la Bekaa, où dix personnes ont péri, et le camp palestinien d’Aïn El-Héloué dans le Sud, faisant deux victimes supplémentaires, d’après le ministère de la Santé. L’armée israélienne a justifié ces frappes en affirmant avoir ciblé des « centres de commandement » du Hezbollah et du Hamas palestinien. Un responsable du mouvement a indiqué que huit membres du Hezbollah figuraient parmi les victimes.

Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu, les bombardements israéliens continuent régulièrement au Liban. L’armée israélienne justifie ces actions en accusant le mouvement pro-iranien de se réarmer et en visant également le Hamas. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, plus de 370 personnes ont été tuées lors de raids israéliens au Liban, selon un bilan de l’AFP basé sur les données des autorités libanaises.

Rami Abou Hamdane, député du Hezbollah, a critiqué samedi l’attitude des autorités, estimant que le mouvement « n’acceptera pas que les autorités se comportent en simples analystes politiques, faisant peu de cas de frappes israéliennes auxquelles nous sommes habitués ». Il a appelé le gouvernement à suspendre les réunions du comité de surveillance du cessez-le-feu, qui inclut les États-Unis, la France, le Liban, Israël et les Nations unies, « jusqu’à ce que l’ennemi cesse ses attaques ». Une réunion du comité est prévue la semaine prochaine.

Le gouvernement libanais avait annoncé en début de semaine que l’armée disposerait de quatre mois, renouvelables, pour mettre en œuvre la deuxième phase de son plan de désarmement du Hezbollah. Le mouvement était sorti très affaibli en novembre 2024 d’un an de conflit avec Israël, mais les autorités israéliennes jugent les progrès réalisés insuffisants.