
La mort de Quentin Deranque, militant d’extrême droite radicale, continue de susciter de vives réactions et d’importantes tensions politiques en France. Des rassemblements en son hommage ont été autorisés à Lyon et à Rennes, provoquant l’inquiétude des autorités et des contre-manifestations. À Rennes, la préfecture d’Ille-et-Vilaine a autorisé un rassemblement en hommage à Quentin Deranque, organisé par des figures de l’extrême droite locale, notamment l’influenceur Le Jarl. En parallèle, une contre-manifestation antifasciste a été annoncée. Pour éviter tout débordement, un important dispositif de sécurité, mobilisant 130 policiers et des drones, a été mis en place. Les deux manifestations devront se tenir à des endroits distincts pour limiter les risques d’affrontements.
À Lyon, une marche en hommage à Quentin Deranque est également prévue et a été autorisée par la préfecture. Ce défilé, dont l’appel est largement relayé par des groupuscules d’ultradroite en France et en Europe, sera strictement encadré sur un parcours de 1,4 kilomètre dans le 7e arrondissement jusqu’au lieu de l’agression. La famille de Quentin Deranque a appelé au calme et a souhaité que la marche reste pacifique et dénuée de toute expression politique. Cependant, les craintes de débordements sont fortes, ce qui a conduit à la mise en place d’un dispositif de sécurité conséquent, incluant la CRS 83 et des policiers nationaux de différentes régions.
Sur le plan judiciaire, six des sept jeunes hommes soupçonnés d’avoir frappé à mort Quentin Deranque ont été mis en examen pour homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs, et placés en détention provisoire. La septième personne a été mise en examen pour complicité et placée sous contrôle judiciaire. Les réactions politiques n’ont pas tardé, avec Manuel Bompard (LFI) appelant à l’interdiction de la marche à Lyon, la qualifiant de « véritable démonstration fasciste ». Jordan Bardella (RN) a quant à lui recommandé à ses cadres de ne pas s’y associer. Dominique de Villepin a dénoncé « la symétrie des violences de la gauche et de la droite » et la « normalisation de l’extrême droite », rappelant que les violences politiques sont majoritairement le fait de la droite radicale ces dix dernières années.







