
La France insoumise traverse une période agitée, marquant un tournant notable dans le paysage politique français. Après la mort de Quentin Deranque, le parti de Jean-Luc Mélenchon est devenu la cible principale des critiques, tant politiques que médiatiques. Cette situation représente une véritable aubaine pour le Rassemblement national de Jordan Bardella, qui voit se dessiner la fin d’une diabolisation dont il était l’objet depuis plus de cinquante ans.
Ce renversement ne s’opère cependant que progressivement. De nombreux observateurs et acteurs politiques, longtemps indulgents envers le leader de la gauche radicale, peinent à reconnaître une erreur de jugement. La prise de conscience du « danger mélenchoniste » s’accompagne souvent d’un rappel symétrique de la violence attribuée à l’« extrême droite » et de la persistance de la menace que représenterait le RN. Ainsi, ceux qui acceptent de « diaboliser » LFI ne sont pas encore prêts à « dédiaboliser » le Rassemblement national.
Jordan Bardella a d’ailleurs habilement saisi cette opportunité en réclamant un « cordon sanitaire » contre La France insoumise. Cette stratégie, selon Guillaume Tabard, symbolise un glissement où le RN se dédouane en partie de son image sulfureuse, la transférant sur LFI. Cet effet miroir est particulièrement bénéfique pour le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella, confortant ainsi sa position de premier parti de France.
La situation actuelle met en lumière une re-configuration des lignes politiques et des perceptions publiques. Alors que LFI s’enfonce dans les polémiques, le Rassemblelement national observe, capitalisant sur ce qui ressemble à une bascule partielle des attentions et des accusations. Cela pourrait bien redéfinir les dynamiques électorales futures et les alliances au sein de l’échiquier politique français.






