viager-real-estate-contract
Le viager peine à séduire, malgré une proposition de loi visant à le relancer. Entre image négative, fiscalité complexe et avantages méconnus, le débat fait rage sur sa pertinence.

Malgré une image parfois ternie, le viager, solution de vente immobilière qui consiste à céder un bien en échange d’une rente à vie, pourrait connaître un renouveau. Un récent projet de loi vise à le rendre plus attractif, bien que ses détracteurs soulignent déjà des lacunes. Le député Vincent Ledoux (Ensemble pour la République) a déposé une proposition de loi pour « relancer le viager », estimant que son image négative, sa fiscalité peu incitative et son cadre juridique complexe freinent son développement.

Cependant, cette initiative est loin de faire l’unanimité. Brigitte Courgeon, experte en techniques de vente en viager, critique sévèrement cette proposition, la qualifiant de « non-sens financier » et dénonçant une méconnaissance du cadre légal existant. Elle souligne l’importance d’une formation adaptée pour les professionnels de l’immobilier, les mandataires et les conseillers en gestion de patrimoine, afin de maîtriser les spécificités de ce dispositif.

Le viager souffre souvent d’une perception morale négative, l’idée de « parier sur le décès » du vendeur étant difficilement acceptable pour le grand public. Certains y voient également un moyen de déshériter légalement ses descendants. Cependant, des professionnels de l’immobilier et des notaires comptent parmi les principaux acquéreurs de viagers, ce qui suggère un intérêt certain pour cette formule, potentiellement plus avantageuse pour l’acheteur que pour le vendeur, contrairement aux idées reçues. La réforme pourrait chercher à clarifier ces aspects et à restaurer la confiance autour de ce mécanisme financier.