
Le chef de la police municipale d’Auxonne, en Côte-d’Or, a été violemment agressé devant son domicile mardi soir. Cet événement a provoqué une vive émotion et une condamnation unanime de la classe politique locale. Le maire de la commune, Jacques-François Coiquil, a rendu publique l’agression sur les réseaux sociaux, soulignant que l’agent a été ciblé alors qu’il rentrait chez lui, son « seul tort étant d’avoir porté un uniforme et d’avoir choisi de servir les autres ».
Le procureur de Dijon, Olivier Caracotch, a confirmé l’ouverture d’une enquête de flagrance pour « violences sur un agent de police municipale suivie d’incapacité totale de travail supérieure à huit jours aggravées par deux autres circonstances ». Il a également précisé que des menaces non réitérées auraient été proférées à l’encontre du maire. Le policier agressé s’est vu prescrire une incapacité totale de travail supérieure à huit jours, nécessitant des soins et un repos prolongé.
L’enquête, confiée aux enquêteurs de la brigade de recherches de la gendarmerie de Dijon, vise à éclaircir les circonstances exactes de cette agression et à identifier les responsables. Selon les premières informations, une ou deux personnes seraient impliquées. Cet acte de violence a suscité une vague de soutien envers l’agent et sa famille, ainsi qu’envers la police municipale dans son ensemble, qui assure la sécurité quotidienne des citoyens.
Sur le plan politique, l’agression a créé un front unanime à Auxonne, commune d’environ 7 500 habitants. Fabrice Vauchey, tête de liste de l’opposition, a exprimé un « soutien total et sans réserve » au policier blessé, dénonçant un acte d’« absolue lâcheté ». Il a insisté sur l’absence de clivage politique face à de telles violences, rejoignant ainsi les propos du maire pour qui « s’attaquer à un policier municipal, c’est s’attaquer à la République ». Cet événement souligne l’importance du rôle des forces de l’ordre et la nécessité de les protéger dans l’exercice de leurs fonctions.






