
L’enquête sur la mort de Quentin Deranque à Lyon, survenue le 14 février 2026, progresse avec de nouvelles interpellations. Deux individus supplémentaires ont été placés en garde à vue ce mercredi, portant le total à onze personnes entendues dans le cadre de l’enquête pour « homicide volontaire ».
Parmi les deux nouvelles interpellations figure un jeune homme et une femme « de la même génération que Quentin ». Le jeune homme est soupçonné d’avoir un lien direct avec les violences, et sa compagne d’avoir tenté de l’aider à échapper à la justice. Ces arrestations font suite aux neuf premières gardes à vue réalisées mardi, ciblant des personnes soupçonnées d’implication à divers degrés dans les événements ayant conduit au décès du jeune militant.
Quentin Deranque, militant d’extrême droite identitaire, est décédé des suites de blessures infligées lors d’une rixe survenue le 12 février en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a annoncé que l’enquête était désormais menée pour « homicide volontaire », signifiant que l’intention de tuer est suspectée.
Plusieurs des personnes interpellées sont considérées comme des militants de la mouvance ultragauche, certains étant liés au groupe antifasciste La Jeune Garde. Parmi les premiers suspects se trouve également un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, cofondateur de La Jeune Garde. La Jeune Garde, bien que dissoute en juin 2025, est pointée du doigt pour sa possible implication dans l’agression mortelle.






