
Téhéran et Washington se sont mis d’accord sur un ensemble de « principes directeurs » pour un potentiel accord lors de pourparlers indirects en Suisse, mardi 17 février. Malgré cet avancement, des divergences persistent, notamment sur les « lignes rouges » américaines. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a qualifié la session de « plus constructive » que la précédente, soulignant une large entente sur les bases d’un futur accord. L’Iran a également exprimé son ouverture à une « vérification » de son programme nucléaire civil.
Le vice-président américain, J. D. Vance, a reconnu les progrès tout en insistant sur les désaccords concernant les exigences américaines. Il a clairement indiqué que le président Trump maintenait toutes les options ouvertes, y compris militaires, face à l’Iran. Ces pourparlers interviennent dans un contexte de fortes tensions, marqué par des manœuvres militaires iraniennes dans le détroit d’Ormuz et le déploiement de porte-avions américains dans la région, dont l’Abraham-Lincoln et le Gerald-Ford.
Les discussions, menées par l’émissaire Steve Witkoff et Jared Kushner pour les États-Unis, et Abbas Araghtchi pour l’Iran, ont duré environ trois heures et demie. Les positions initiales étaient très éloignées : l’Iran souhaite uniquement discuter de son programme nucléaire civil, tandis que Washington exige également des limitations sur son programme de missiles balistiques et un arrêt du soutien aux groupes armés régionaux. Téhéran se dit prêt à un compromis sur son stock d’uranium enrichi en échange de la levée des sanctions économiques américaines, qui pèsent lourdement sur l’économie iranienne. Le président iranien Massoud Pezeshkian a réitéré l’engagement de son pays pour un programme nucléaire civil et son droit à l’enrichissement d’uranium.






