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Le Liban lance la seconde phase du désarmement du Hezbollah au sud, défiant le mouvement pro-iranien. Israël occupe toujours des territoires.

Le ministre de l’Information libanais, Paul Morcos, a annoncé une période de quatre mois, prolongeable, pour la mise en œuvre de la deuxième phase du plan militaire visant à désarmer le groupe armé Hezbollah dans le sud du pays. Cette phase concerne la zone située au nord du fleuve Litani, la première ayant couvert la région frontalière avec Israël.

Le gouvernement libanais s’est engagé à désarmer le puissant Hezbollah pro-iranien, affaibli après une guerre avec Israël en novembre 2024. Cependant, le mouvement islamiste refuse de rendre ses armes dans la région concernée par cette nouvelle phase. Les troupes israéliennes, quant à elles, occupent toujours cinq points stratégiques en territoire libanais malgré le cessez-le-feu, accusant le Hezbollah de se réarmer et bombardant régulièrement le sud du pays.

Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a qualifié la concentration du gouvernement sur le désarmement de « péché grave », arguant que cette initiative « sert les objectifs de l’agression israélienne ». Il a exhorté le gouvernement à cesser toute action visant à restreindre les armes, attribuant les attaques israéliennes persistantes aux « concessions successives » de Beyrouth.

En visite à Beyrouth, le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, a appelé les autorités libanaises à poursuivre le désarmement du Hezbollah pour obtenir un retrait israélien des territoires occupés. Il a souligné que les deux parties doivent « remplir leurs engagements ». Le président libanais, Joseph Aoun, a de son côté demandé à l’Allemagne d’intervenir auprès d’Israël pour le respect du cessez-le-feu et le retrait de ses troupes, sollicitant également l’aide de Berlin pour l’armée libanaise, confrontée à un manque de fonds et d’équipements.