
Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a annoncé la suspension des droits d’accès de Jacques-Elie Favrot, l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault. Cette décision fait suite à la citation de son nom par plusieurs témoins dans l’agression mortelle de Quentin D., un jeune militant nationaliste. La présidence a justifié cette mesure par le risque de « trouble à l’ordre public » au sein du Palais-Bourbon, précisant qu’elle était « à titre conservatoire et sans préjudice des suites de l’enquête judiciaire ».
Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, doit tenir une conférence de presse où des annonces sont attendues. Les services de police ont recueilli « plusieurs témoignages significatifs », orientant l’enquête vers « l’identification des auteurs directs des violences correctionnelles et criminelles ». Initialement ouverte pour « violences aggravées », l’enquête préliminaire a été élargie aux qualifications de « coups mortels aggravés par la réunion, l’usage d’armes, la dissimulation du visage ».
La mort de Quentin D., survenue samedi après une agression jeudi soir, met le parti La France insoumise sous une intense pression. Selon le collectif identitaire Némésis, proche de l’extrême droite, la victime aurait été agressée par des militants antifascistes alors qu’il assurait la sécurité d’une manifestation contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan. L’avocat de la famille évoque un « guet-apens méthodiquement préparé ».
Des figures de la droite et de l’extrême droite ont rapidement mis en cause l’ultra-gauche et LFI. Gérald Darmanin a déclaré que c’est « l’ultragauche qui a tué », tandis que Marion Maréchal a accusé « la milice de Mélenchon et LFI » d’être responsable. Raphaël Arnault a exprimé son « horreur et dégoût » et a souhaité que « toute la lumière soit faite ». Son collaborateur parlementaire, Jacques-Elie Favrot, dément les accusations et « se retire de ses fonctions » le temps de l’enquête. Jean-Luc Mélenchon a quant à lui souligné l’opposition de son parti à la violence.







