
La répression des récentes manifestations en Iran a révélé l’ampleur de la violence exercée par le régime contre sa population, déclenchée par une détérioration significative des conditions de vie. Des témoignages glaçants continuent d’émerger, malgré le black-out informationnel imposé, notamment via des coupures massives d’internet depuis le 8 janvier. Les chiffres préliminaires des victimes, tuées de sang-froid entre le 8 et le 9 janvier, sont d’une ampleur sans précédent, soulignant la brutalité du pouvoir face à la contestation populaire. Des milliers de morts et de blessés sont rapportés, avec des estimations fluctuantes mais alarmantes.
Le recours aux Gardiens de la révolution, corps d’élite, pour briser ce soulèvement démontre la détermination du régime à s’accrocher au pouvoir, quel qu’en soit le coût humain. Cette fracture irréversible entre le Guide Ali Khamenei, dont la légitimité est de plus en plus contestée, et le peuple iranien, est accentuée par la répression inouïe de ces dernières semaines. Le régime militaro-théocratique, malgré un bilan catastrophique, est prêt à tout pour perdurer.
Face à cette situation, la communauté internationale intensifie la pression. Un arsenal de sanctions internationales pèse déjà sur l’Iran, notamment en raison de son programme nucléaire. L’inscription des Gardiens de la révolution sur la liste européenne des organisations terroristes, le 29 janvier 2026, est une mesure saluée, alignant l’UE sur les États-Unis et le Canada, qui visent à contrer leur rôle dans la répression interne et le soutien au terrorisme régional.
Cependant, la position des États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, reste ambiguë. Après avoir incité les Iraniens à manifester et promis un soutien, Trump semble désormais se concentrer sur un nouvel accord nucléaire, menaçant d’une intervention militaire tout en hésitant à agir concrètement en faveur des manifestants. Ces tergiversations sont préoccupantes alors que le peuple iranien continue de lutter pour sa dignité. Des pressions extérieures renforcées, ciblant l’économie, doivent avoir pour objectif d’éviter de nouveaux bains de sang et de soutenir la quête de dignité des Iraniens.







