
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a enclenché l’article 49 alinéa 3 de la Constitution à l’Assemblée nationale ce vendredi 30 janvier, marquant la dernière ligne droite pour l’adoption du budget de l’État pour 2026. Cette procédure, utilisée pour la troisième fois, intervient après quatre mois de débats parlementaires intenses. L’adoption définitive du projet de loi de finances (PLF) 2026 est désormais envisagée pour lundi.
Sébastien Lecornu a affirmé devant l’Assemblée que « La France doit avoir un budget », engageant ainsi la responsabilité de son gouvernement. Cette démarche devrait logiquement entraîner le dépôt de deux nouvelles motions de censure, émanant de la gauche (hors Parti Socialiste) et du Rassemblement national. Ces motions, qui seront probablement débattues lundi après-midi, sont toutefois attendues à être rejetées, comme les précédentes, grâce au soutien des Républicains et des Socialistes. Leur rejet signifiera l’adoption définitive du budget, qui devra ensuite être examiné par le Conseil constitutionnel avant sa promulgation.
La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a reconnu que ce budget était « imparfait » mais « utile pour les Français », car il permet de « sortir du climat d’incertitude ». Le Sénat, bien que mécontent de la version finale du texte, n’a pas souhaité retarder son adoption et l’a rejeté d’emblée. Le gouvernement vise un déficit à 5 % du PIB en 2026, contre 5,4 % en 2025, un objectif jugé réalisable par certains économistes malgré des aléas. Le texte intègre des concessions, comme les repas à 1 euro pour les étudiants et la hausse de la prime d’activité, mais continue de susciter l’opposition de l’extrême droite et d’une partie de la gauche.






