
À Chessy, en Seine-et-Marne, la décision du maire Olivier Bourjot de refuser de célébrer le mariage d’un Algérien sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) a déclenché une vague de soutien parmi les habitants. Malgré une condamnation par le tribunal judiciaire de Meaux à une amende de 500 euros par jour pour non-publication des bans, l’édile maintient sa position, qualifiant la procédure de « kafkaïenne ».
Le bras de fer entre le maire et la justice dure depuis plusieurs mois. Après des injonctions répétées de la préfecture, Olivier Bourjot (sans étiquette) a été sanctionné financièrement. L’amende quotidienne débutera ce jeudi et passera à 3000 euros par jour si le mariage n’est pas célébré à la date fixée. Cette situation a conduit le maire et ses adjoints à envisager leur démission en décembre 2025, une décision refusée par la préfecture pour assurer la continuité communale.
L’affaire a pris une tournure judiciaire suite à la saisine du procureur par la municipalité en mars 2025. Cependant, l’enquête n’a pas prouvé d’intention frauduleuse de la part du couple, et l’OQTF a été jugée « non valide » par le tribunal, rendant son exécution impossible.
Les habitants de Chessy expriment majoritairement leur solidarité avec leur maire. Beaucoup saluent son « courage » et dénoncent une situation qu’ils jugent « aberrante ». Certains contribuables s’indignent du laxisme perçu de la justice, estimant qu’une personne sous OQTF ne devrait pas être autorisée à se marier sur le territoire français.
L’avocate du couple a sollicité une astreinte financière importante contre la commune en cas de non-application de la décision de justice, pouvant atteindre plus de 50 000 euros. Le maire de Chessy ne s’est pas exprimé publiquement, mais son avocat a indiqué que c’est l’État qui devrait supporter les condamnations, car le maire agit en tant qu’officier d’état civil.








