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Le « macronisme municipal » peine toujours à s'implanter localement, neuf ans après l'élection d'Emmanuel Macron. Les municipales de mars 2026 s'annoncent difficiles, avec peu de députés macronistes têtes de liste, révélant une faiblesse d'ancrage après le revers de 2020.

Neuf ans après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République en 2017, le « macronisme municipal » semble toujours peiner à s’implanter. Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 s’annoncent comme un nouveau révélateur de cette faiblesse à l’échelle locale, après le revers cinglant de 2020. Dans le camp présidentiel, certains adoptent déjà une posture fataliste, comme le souligne un ancien ministre macroniste : « Ça ne peut pas être une cata, puisqu’on n’a rien à perdre ! »

Cette déprime est palpable au sein du groupe parlementaire Ensemble pour la République, présidé par Gabriel Attal. Sur 92 députés, seuls 9 ont choisi de se lancer comme têtes de liste pour ces élections locales, soit à peine 10 % des élus macronistes à l’Assemblée Nationale. Cette proportion contraste fortement avec celle du Rassemblement national ou de La France insoumise, qui présentent un quart de leurs élus aux suffrages municipaux. L’échec des municipales de 2020, où les « Marcheurs » avaient été déçus malgré leurs victoires aux présidentielles et législatives précédentes, a laissé des traces.

La difficulté du macronisme à s’ancrer localement interroge sur sa stratégie et sa capacité à mobiliser sur le terrain, malgré une présence nationale forte. La centralisation et un certain mépris des enjeux locaux pourraient desservir le mouvement, d’après certains observateurs. Alors que les listes « estampillées Renaissance » se feront rares, notamment dans les Hauts-de-Seine, le mouvement présidentiel préfère souvent se fondre dans le décor des alliances locales. Les prochaines élections de mars 2026 seront donc un test crucial pour l’avenir du « macronisme municipal ».