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Donald Trump a annoncé qu'une "deuxième armada" se dirigeait vers l'Iran, après l'arrivée d'un groupe aéronaval mené par l'USS Abraham Lincoln dans le Golfe Persique, renforçant la pression. Les tensions montent, Téhéran promet une réponse "guerre totale" en cas d'attaque.

Donald Trump a intensifié la pression sur l’Iran en annonçant qu’une « autre belle armada » se dirigeait vers la République islamique. Cette déclaration a été faite lors d’un rassemblement dans l’Iowa, où le président américain a exprimé son espoir de voir un accord conclu. Il a également affirmé avoir anéanti la capacité nucléaire de l’Iran en juin, lors de l’opération Midnight Hammer. Cependant, il n’a fourni aucun détail sur la composition de cette nouvelle flotte, et aucune trace n’en a été trouvée par les outils de renseignement en source ouverte.

Parallèlement, un premier groupe aéronaval, mené par le porte-avions USS Abraham Lincoln, est déjà arrivé dans le golfe Persique. Parti de San Diego en novembre, sa destination finale n’avait pas été révélée. Il a mené des exercices en mer de Chine méridionale durant l’hiver, incluant des tirs réels et des ravitaillements. Ce groupe embarque le Carrier Air Wing 9, composé de chasseurs F/A-18E Super Hornet, d’avions de surveillance Hawkeye, d’avions de guerre électronique EA-18G Growler et de F-35C, ainsi que des hélicoptères MH‑60R/S Seahawks. Il est également escorté par au moins trois destroyers : l’USS Spruance (DDG-111), l’USS Michael Murphy (DDG-112) et l’USS Frank E. Petersen Jr. (DDG-121), capables de fournir une couverture et des frappes avec des missiles Tomahawk.

Ces annonces interviennent alors que plusieurs villes d’Iran sont secouées par des manifestations depuis le 28 décembre, culminant le 8 janvier avec des slogans hostiles au pouvoir. Ces mouvements ont été férocement réprimés, avec des sources évoquant jusqu’à 30 000 morts. Malgré les conseils de modération de Washington, certains alliés des États-Unis, comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ont exprimé leur refus de participer à d’éventuelles frappes contre le régime des Mollahs, craignant une déstabilisation régionale. Pourtant, les États-Unis ont annoncé la tenue prochaine d’un exercice aérien de plusieurs jours au Moyen-Orient.

Un haut responsable iranien a déclaré à Reuters que toute attaque, quelle que soit sa nature, serait traitée comme une « guerre totale » et entraînerait une réponse « la plus dure possible ». Il a exprimé l’espoir que ce déploiement militaire ne mène pas à une confrontation réelle, tout en assurant que les forces armées iraniennes étaient « prêtes au pire ».