
Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé mardi soir qu’Israël se concentrera sur deux missions cruciales : « désarmer le Hamas et démilitariser Gaza ». Cette annonce survient au lendemain du rapatriement de la dernière dépouille d’otage du 7 octobre, marquant la fin d’un chapitre douloureux pour les familles. Nétanyahou a clairement exclu toute reconstruction de la bande de Gaza tant que ces objectifs ne seraient pas atteints, soulignant une position ferme quant à l’avenir du territoire palestinien dévasté.
Lors d’une conférence de presse, le Premier ministre a déclaré : « Nous nous concentrons désormais sur l’achèvement des deux tâches restantes : désarmer le Hamas et démilitariser Gaza en éliminant les armes et les tunnels ». Il a averti que cela se ferait « de manière facile, ou de manière difficile. Mais dans tous les cas, nous y parviendrons ». Cette déclaration intervient alors que le mouvement islamiste palestinien a réaffirmé son « engagement » envers l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025, mais a jusqu’à présent refusé de déposer les armes selon les conditions israéliennes.
Le plan de paix de Donald Trump, dont la deuxième phase prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l’armée israélienne et le déploiement d’une force internationale, est en toile de fond de ces discussions. Nétanyahou a également réitéré son refus catégorique de la création d’un État palestinien, affirmant qu’il ne permettrait pas cette éventualité, en particulier à Gaza. Il a insisté sur le fait qu’Israël « maintiendra son contrôle sécuritaire sur l’ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer » Méditerranée.
Le chef du gouvernement israélien a aussi envoyé un message de fermeté à l’Iran, menaçant de répondre avec une force « que l’Iran n’a encore jamais vue » en cas d’attaque contre Israël. Cette menace fait écho à un conflit de douze jours entre les deux pays en 2025, déclenché par une attaque israélienne contre des installations iraniennes. Sur le front intérieur, Nétanyahou a jugé que des élections anticipées, risquant de se produire s’il ne parvient pas à faire adopter le budget avant le 31 mars, seraient « une erreur » dans la situation actuelle.








