
La Cour nationale du droit d’asile (CNDA), la plus grande juridiction administrative de France, a rendu environ 53 000 jugements en 2025, rejetant plus des trois quarts des recours. Mais comment ses juges font-ils pour démêler le vrai du faux dans les récits des demandeurs ? Le processus est complexe et chaque cas est unique, nécessitant une analyse approfondie des faits et des preuves présentées.
Parmi les cas examinés, on trouve des situations diverses. Par exemple, un Afghan a justifié sa demande d’asile par la peur des persécutions des talibans en raison de ses infidélités répétées, et de son « occidentalisation » après deux ans en France. Un Congolais, fils d’un ancien ministre, a réclamé une protection internationale en invoquant son homosexualité, qui l’exposerait désormais dans son pays après avoir eu des relations avec le fils d’un colonel. Une autre Congolaise a prétendu avoir fui son pays après avoir participé à une manifestation contre le pouvoir à Kinshasa, laissant ses quatre enfants sous la garde de sa sœur. Un autre demandeur congolais a argumenté son « attirance envers les personnes du même sexe » et sa séropositivité au VIH, fournissant un certificat médical et des sources publiques pour appuyer sa requête.
Ces exemples illustrent la diversité et la complexité des motifs invoqués par les demandeurs d’asile. Les juges de la CNDA doivent évaluer la crédibilité de chaque récit, en tenant compte des éléments factuels, des preuves documentaires et des témoignages. L’enjeu est de déterminer si le demandeur risque réellement des persécutions dans son pays d’origine, conformément aux conventions internationales et au droit français. La tâche est ardue et exige une expertise fine des contextes géopolitiques et sociaux des pays concernés. Chaque décision a un impact significatif sur la vie des individus.






