
Huit jeunes, âgés de 22 à 26 ans, comparaissent depuis le 23 janvier 2026 devant un tribunal de Dresde, en Allemagne. Ils sont accusés d’appartenir à une organisation terroriste d’extrême droite et d’avoir planifié des actions violentes contre le régime constitutionnel allemand. Ce procès, qui devrait durer toute l’année, met en lumière les activités des « Séparatistes saxons », un groupuscule néonazi fondé en 2020 et démantelé à l’automne 2024 lors d’une vaste opération de police.
Les prévenus sont soupçonnés d’avoir ravivé ce groupe d’une vingtaine de personnes. Selon l’acte d’accusation, les membres adhéraient à une idéologie raciste et antisémite, avec l’ambition d’« instaurer un système étatique et social inspiré du national-socialisme ». Le parquet fédéral estime qu’ils envisageaient, le moment venu, d’éliminer des personnes considérées comme « indésirables », « si nécessaire par une épuration ethnique ».
Ce procès souligne la persistance des mouvements extrémistes et la vigilance des autorités face aux menaces contre la démocratie. La mise en œuvre d’un tel projet insurrectionnel, s’il avait abouti, aurait eu des conséquences désastreuses pour la société allemande. L’issue de ce long processus judiciaire sera attentivement suivie, non seulement en Allemagne, mais aussi à l’international, comme un signal fort contre la haine et l’extrémisme.






