
Un récent glissement de terrain sur l’île de Java, près de Bandung, a provoqué une catastrophe humanitaire. Le bilan s’est alourdi à 17 morts ce lundi, et l’espoir de retrouver des survivants s’amenuise pour les plus de 70 personnes toujours portées disparues. Des familles angoissées attendent des nouvelles de leurs proches dans le village de Pasirlangu, partiellement enseveli samedi à l’aube par un éboulement massif. Cet événement tragique a été déclenché par des pluies torrentielles.
L’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB) a confirmé les 17 décès et les 73 personnes encore recherchées. Le glissement de terrain a gravement endommagé plus d’une cinquantaine de maisons, forçant l’évacuation de plus de 650 habitants. Une vaste opération de recherche est en cours, mobilisant près de 2 000 militaires, policiers et volontaires, épaulés par des équipements lourds. Les équipes opèrent avec la plus grande prudence au pied du Mont Burangrang, sous un ciel menaçant, craignant de nouveaux effondrements en raison de l’instabilité du terrain et des précipitations continues.
Les secouristes procèdent parfois à main nue, soulignant le danger persistant. « Ce qui nous inquiète le plus, ce sont les risques de glissements de terrain ultérieurs », a confié un jeune secouriste. L’Indonésie, sujette aux catastrophes naturelles, fait face à une saison des pluies intense, où la déforestation aggrave malheureusement la vulnérabilité des sols. La prévention et la gestion des risques restent des enjeux majeurs pour l’archipel.






