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Jack Smith, le procureur spécial ayant inculpé Donald Trump, a témoigné pour la première fois devant la Chambre des représentants, défendant ses accusations d'atteinte à l'élection de 2020.

Pour la première fois, le procureur spécial Jack Smith a été entendu publiquement par la Chambre des représentants, défendant ses accusations contre Donald Trump. Décrit par les partisans de l’ex-président comme le meneur d’une « chasse aux sorcières », Smith a maintenu ses allégations concernant les tentatives de Trump de falsifier les résultats de l’élection de 2020. L’audition, qui a duré plus de cinq heures, s’est déroulée dans un climat tendu.

Jack Smith est celui qui a inculpé Donald Trump à deux reprises au pénal. La première inculpation concernait les efforts de l’ancien président pour inverser le résultat des élections de 2020. La seconde portait sur la rétention de documents classifiés après son départ de la Maison Blanche et son refus de les restituer. Cependant, les deux procédures fédérales ont dû être interrompues après la réélection de Trump en novembre 2024, en raison de la règle du Département de la Justice interdisant de poursuivre un président en exercice.

Devant la Commission des Affaires judiciaires, Jack Smith a justifié sa décision d’inculper Trump, affirmant n’avoir eu « aucun autre choix ». Bien que son témoignage n’ait pas révélé beaucoup de nouveaux éléments – une déposition à huis clos ayant déjà été publiée en décembre – cette audition publique lui a offert une plateforme pour réfuter les accusations incessantes portées contre lui et la légitimité de ses enquêtes. Il a pu ainsi exposer publiquement sa position face aux critiques.

Les commentaires des internautes reflètent la polarisation autour de cette affaire. Certains, comme « Maître Chaviot » et « squonk », expriment un soutien à Trump ou saluent la défense face à ce qu’ils perçoivent comme des attaques infondées. D’autres, tel « anonyme », rappellent l’absence de preuves de fraude électorale avancée par Trump en 2020 et regrettent que le procès pour sédition n’ait pas pu avoir lieu avant les élections de 2024. Cette audition souligne les profondes divisions politiques aux États-Unis.